A l’INRA on roule récup-vécolo




 Sur le campus de l’Institut national de la recherche agronomique  (INRA) à Villenave d’Ornon, dans la métropole bordelaise, a été créé en 2014 « Vélo Campus Agro « ,  un atelier vélo participatif qui propose aux agents un lieu de prêt, d’échange et d’aide autour de la bicyclette. L’atelier est animé par des bénévoles qui transmettent leurs connaissances aux autres personnels du site. Loïc Prud’homme, un des co-fondateurs de l’atelier est aujourd’hui toujours moteur de l’atelier.

Récupération et réparation

Le concept d’ « atelier vélo » se développe quand Loïc Prud’homme, agent à l’INRA, remarque des vélos dégonflés devant les bâtiments d’une unité de recherche de l’INRA. 
Cette unité avait acheté des vélos pour les déplacements locaux des personnels, mais ceux-ci étaient peu utilisés et surtout non entretenus. Au lieu de racheter une nouvelle flotte de vélo Loïc pense aller plus loin. Dépenser de l’argent pour une flotte neuve, non ! Pourquoi ne pas récupérer des vieux vélos, des vélos souvent jetés afin de recycler les parties et de les reconstruire ?

Les ateliers comme par exemple « l’Etincelle » à Darwin Bordeaux et celles de l’association « Récup’R » à Bordeaux ont été exemplaires et l’ont inspiré. Les deux objectifs principaux ont été la valorisation des déchets, le recyclage mais aussi, et surtout, de motiver les agents à venir autrement au travail, et notamment d’arrêter l’usage de la voiture.



Subventionné par la Mission développement durable, l’atelier s’est équipé d’outils et possède aujourd’hui une flotte de 30 vélos donnés par les personnels et leur entourage, qu’il propose au prêt aux agents.



© Alain Girard-INRA-Nouvelle-Aquitaine-Bordeaux


 Les vieux vélos collectés sont toujours les bienvenus, car la récupération des pièces démontées est essentielle et a déjà permis de secourir plusieurs personnes en panne de vélo : par exemple pour un remplacement de selle. « Il y a des choses qui n’ont pas de prix » explique Loïc. Valoriser une selle usée et la réutiliser à nouveau est une première démarche pour sortir de la culture de surconsommation et ne plus acheter du matériel neuf.

 

Moins de consommation énergétique 

et plus de création d’énergie commune

© Eva Wittenberg
 

« Vélo Campus Agro », qui s’est construit sur un modèle participatif est devenu une activité portée par l’ADAS, l’Association pour le développement des activités sociales, équivalent du comité d’entreprise.  Pour profiter des activités de l’atelier (prêt, réparation et conseils), il faut être adhérent à l’ADAS. L’atelier ouvre tous les mardis entre 12h et 14h où deux personnes bénévoles proposent leur aide aux agents qui viennent pour bricoler ou pour emprunter les vélos. En hiver, il y a 15 personnes qui profitent de l’atelier et en été la plupart des vélos sont empruntés.






© Eva Wittenberg





Eva WITTENBERG





Loïc en tant que bénévole apprécie surtout la dimension collective et participative ainsi que  la création de lien entre les agents. « Ici on travaille dans une énergie commune » dit-il. L’atelier permet de rencontrer les agents hors du contexte professionnel. Ce lieu réunit des personnes dans un contexte différent et crée un espace pour se déconnecter et se détendre - une source d’une nouvelle énergie!


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